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Tirer le maximum de ses appels
2.1 Quelles phrases d'accroches utiliser pour vos appels de prospection ?

Comment ouvrir vos appels commerciaux

Découvrez comment lancer une discussion productive avec vos prospects en utilisant la méthode des deux "ouis".
Cold Calling Expert
Pauline Perez

À retenir :

  • Votre état d'esprit compte plus que vos mots. Sourire, s'adapter au ton du prospect, et apporter de l'énergie positive façonnent votre première impression bien plus que n'importe quel script.
  • Les meilleures accroches de cold call suivent une structure en « deux oui ». Confirmez le prénom du prospect, puis validez son rôle. Deux "oui" créent une dynamique immédiate.
  • Ne vous excusez jamais d'appeler. Les accroches à base de permission et les « est-ce que je vous dérange ? » tuent votre crédibilité.

La plupart des commerciaux redoutent les premières secondes d'un appel de prospection.

Ces premières secondes où soit vous gagnez le droit de continuer à parler, soit vous entendez seulement le prospect raccrocher.

Si c'est votre cas, on a une bonne nouvelle.

Pauline Perez, experte en cold calling, a une méthode qui marche à vous partager. Et qui prend moins de 10 secondes.

Dans ce guide, on décortique son approche pas à pas.

L'état d'esprit à avoir en début d'appel

La plupart des conseils qu'on trouve sur les accroches en prospection portent sur le script à suivre.

Quoi dire, quoi ne pas dire, quelle phrase exacte utiliser.

Pauline a une conviction différente : votre état d'esprit compte plus que n'importe quel script.

C'est 10 secondes, pas 30

Vous avez sûrement entendu que les 30 premières secondes d'un cold call sont critiques.

Pauline n'est pas d'accord. Elle est convaincue que c'est encore plus court que ça.

« Je dirais que ce sont les dix premières secondes qui sont importantes parce que c'est beaucoup quand vous décrochez et que vous devez parler pendant trente secondes. »

Trente secondes de monologue ininterrompu, ça paraît une éternité pour la personne à l'autre bout du fil.

Votre accroche doit faire mouche, et vite. Chaque mot compte.

Souriez avant de décrocher

C'est devenu un cliché. Pauline le sait.

« Le sourire au téléphone, je trouve ça très commun de le dire, mais malheureusement c'est vrai. »

Son argument est simple : votre humeur transpire au téléphone. Si vous êtes frustré, fatigué, ou agacé, votre prospect l'entend. Si vous souriez, il l'entend aussi.

Calquez-vous sur l'énergie du prospect

Pauline utilise une technique de mirroring. Elle s'adapte à l'énergie de la personne qui décroche.

Si quelqu'un répond en chuchotant, elle chuchote aussi.

« Une fois, j'appelle quelqu'un, il décroche, il chuchote. Alors je chuchote aussi et là il me dit : 'pourquoi vous chuchotez ?' J'ai dit 'je ne sais pas pourquoi'. »

Le prospect a rigolé et est sorti de la pièce pour continuer la conversation. C'est le pouvoir de s'adapter au ton au lieu de foncer tête baissée dans un script.

Les commerciaux que Pauline forme sont souvent surpris par la différence entre sa voix en appel et en cours :

« Quand les gens qui sont dans la salle que je forme entendent mes audios, ils sont toujours très surpris. Ils me disent toujours, en fait, tu parles vraiment lentement. »

Elle parle lentement pendant ses appels parce que le prospect n'est pas dans une salle de formation prêt à absorber l'information. Il est interrompu, distrait, peut-être même agacé. S'adapter à son rythme crée du lien instantanément.

Trouvez votre posture physique

Pauline appelle debout. Pas parce que c'est une règle. Parce qu'elle ne tient pas en place.

« Je parle beaucoup au téléphone en étant debout, parce que j'ai du mal à rester assise trop longtemps. Et comme ça, je suis en dynamique, je marche, je parle avec les prospects. »

Mais, elle a vu d'excellents commerciaux travailler allongés. L'important, ce n'est pas la position en soi.

« Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de faire, il faut le faire de la manière dont on veut. »

Ce qui compte, c'est d'être assez à l'aise pour se concentrer entièrement sur le prospect.

Croyez à ce que vous vendez

Ça, c'est non négociable pour Pauline.

« Personnellement, je ne prends que des clients dans lesquels je crois. Je pense que c'est critique. »

Si vous ne croyez pas à votre produit, le prospect le sentira. La conviction, ça ne se feint pas au téléphone.

Les accroches qui marchent vraiment

Passons à la mécanique. Pauline utilise la même structure pour chaque appel.

L'accroche en « deux oui » de Pauline

L'idée est simple. Avant de pitcher quoi que ce soit, faites confirmer deux choses au prospect : son prénom et son rôle.

Premier oui : confirmer le prénom.

Quand la personne décroche, Pauline dit son prénom avec une intonation interrogative.

« Donc la personne dit 'allô', et là je vais dire 'oui bonjour Julie'. Donc je vais questionner sans vraiment demander. »

Ça permet deux choses : ça confirme que vous avez la bonne personne, et ça donne au prospect une raison de répondre par « oui ».

Deuxième oui : valider le rôle.

Juste après, Pauline se présente et confirme la fonction du prospect. Encore une fois, avec une question induite.

« Oui bonjour Pauline de Boucan Factory. Je vous appelle très rapidement, j'ai vu sur LinkedIn que vous étiez directrice commerciale. »

Si la personne n'occupe pas vraiment ce poste, elle va vous corriger. C'est une bonne chose. Vous venez d'apprendre qui est le bon contact.

« Si Julie Dupont n'est pas directrice commerciale, parce que c'est un homonyme et ça arrive souvent, elle va me dire 'non, pas du tout. Je suis vétérinaire'. »

Ensuite : proposer un échange rapide.

Une fois le prénom et le rôle confirmés, Pauline fait sa demande. Ce n'est pas un pitch. C'est une proposition de conversation.

« Et je voulais voir avec vous quand vous seriez disponible pour qu'on puisse discuter rapidement de vos sujets de prospection. »

C'est tout. L'accroche entière prend moins de 10 secondes.

« Vous voyez, c'est super court, et c'est toujours la même chose. »

Pourquoi cette accroche marche

La structure repose sur un constat : les gens vous corrigent naturellement quand vous avez tort, et acquiescent naturellement quand vous avez raison. Dans les deux cas, ils interagissent avec vous.

Pauline ne demande pas la permission. Elle ne pitche pas de features. Elle a un échange rapide et naturel.

Les accroches à ne jamais utiliser

Toutes les accroches ne se valent pas. Pauline est claire sur ce qui ne marche pas.

Pas d'accroche à base de permission.

Vous avez sûrement déjà vu ce type d'accroche : « C'est un appel de prospection, vous préférez raccrocher ou me donner 30 secondes ? »

Pauline déteste ça.

Elle raconte ce qui s'est passé quand quelqu'un l'a essayé sur elle :

« La personne m'a dit 'bonjour, bon, si c'est de la prospection, vous me donnez cinq minutes ?' J'ai dit non. Et le problème c'est que le gars a fini par avoir l'air bête. »

Le problème des accroches à base de permission, c'est qu'elles donnent au prospect une porte de sortie facile avant que vous ayez apporté la moindre valeur. Et s'il dit non, l'appelant n'a plus nulle part où aller.

Ne vous excusez pas d'appeler.

« Est-ce que je vous dérange ? » c'est un réflexe qu'ont beaucoup de commerciaux. Pauline ne l'utilise jamais.

« Moi, je ne demande jamais aux gens si je les dérange. »

Il y a une exception. Quand elle entend vraiment que la personne est occupée, elle le prend en compte.

« Quand quelqu'un est dans le métro par exemple, ça s'entend. Je dis 'ah, vous êtes dans le métro'. »

Vous réagissez à une info réelle, pas à des suppositions.

Ne tuez pas votre propre énergie.

Commencer avec peu d'énergie ou un ton d'excuse crée une prophétie autoréalisatrice.

Le prospect se calque sur votre énergie. Si vous donnez l'impression de vouloir être ailleurs, il voudra aussi que vous soyez ailleurs.

Que faire quand l'accroche dérape

Tous les appels ne démarrent pas bien. Pauline s'est fait rembarrer, questionner, et interrompre. Elle ne panique pas.

Elle partage un exemple où un prospect a réagi de façon agressive dès le départ :

« J'ai des appels où la personne me dit : 'Non, attendez, vous êtes qui ? Vous m'appelez par mon prénom, je ne vous connais pas'. »

Un commercial moins expérimenté se serait excusé et aurait raccroché. Pauline est restée calme et a expliqué pourquoi elle appelait. Le prospect a fini par lui donner le contact de la bonne personne dans le service.

« Et pourtant le prospect, quand on l'écoute au début, c'était très mal parti, je pense que beaucoup de commerciaux auraient dit 'ah, désolé, je ne vais plus vous embêter' et auraient raccroché. »

Sa règle : quand quelqu'un décroche, essayez de tirer le maximum de la conversation.

Même un « non » peut devenir une info utile. Qui est le bon contact ? Quand rappeler ? Y a-t-il un intérêt futur ? Un bon système téléphonique enregistre ces appels pour que vous puissiez revoir ce qui a marché et ce qui n'a pas marché.

Le vrai secret : utiliser la même accroche à chaque fois

Pauline ne réinvente pas la roue pour chaque appel. Sa structure reste identique. Ce qui change, c'est son ton, son rythme, et le rôle ou pain point spécifique qu'elle mentionne.

« C'est toujours la même chose. C'est-à-dire que vous validez que vous parlez à l'autre personne, vous validez qu'elle est effectivement en charge de ce sur quoi vous appelez. »

C'est la constance qui fait que ça marche. Vous n'avez pas besoin de 15 phrases d'accroche différentes. Vous avez besoin d'une structure solide que vous exécutez bien, à chaque fois.

Et cette constance ne vient qu'avec la pratique. Pas du role-play. De vrais appels.

« Décrochez votre téléphone et appelez le prospect. C'est tout. Simplement. Et ensuite réécoutez les appels. »
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Comment ouvrir un cold call ?

Commencez par confirmer le prénom du prospect avec un ton interrogatif. Puis présentez-vous brièvement et validez son rôle. Ça crée deux petits points d'accord avant que vous parliez de votre produit. Le tout en moins de 10 secondes. Ne demandez pas la permission, ne vous excusez pas, et ne pitchez pas d'emblée. Votre seul objectif est de confirmer que vous parlez à la bonne personne et de gagner quelques secondes d'attention supplémentaires.

C'est quoi une phrase d'accroche en cold call ?

C'est les premiers mots que vous dites pendant votre appel. Elles jouent un rôle critique dans la réussite de vos appels de prospection.

Comment se présenter en cold call ?

Une seule phrase suffit. Dites votre prénom et votre boîte. N'expliquez pas encore ce que fait votre boîte. À la place, enchaînez directement sur la raison pour laquelle vous appelez cette personne en particulier en mentionnant son rôle ou un détail trouvé sur LinkedIn. La présentation est un pont, pas un pitch. Son seul but est de faire avancer la conversation vers une question pertinente ou une proposition de rendez-vous.